Posté sur X le 18 juin 2026
L’été n’excuse pas la légèreté sur tous les sujets. Au Conseil du 19e, la communiste Geneviève Austin évoquait le « droit à la baignade », racontant même son « plouf » dans la Seine. Très bien pour l’anecdote. Mais je n’ai pas manqué de lui répondre : le raccourci « chaleur = droit à la baignade », non. C’est irresponsable.
Pour des raisons sanitaires d’abord : cela ne dépend pas que de la météo, et les fermetures à répétition en 2025 soulignées par Enzo Morel montrent que c’est loin d’être l’épaisseur du trait.
Pour des raisons de sécurité ensuite. Depuis 2022, Santé publique France recense environ 3 noyades mortelles en moyenne à Paris sur les seules périodes estivales surveillées : 3 en 2022, 3 en 2023, 4 en 2024, 3 en 2025. Et nous avons vu dans le 19e comment ces situations peuvent basculer.
En août 2022, après 3 noyades dans le canal de l’Ourcq, François Dagnaud disait lui-même au Parisien que les baignades autorisées pouvaient « prêter à confusion » : certains se disent que s’il est possible de se baigner dans les bassins, pourquoi pas directement dans le canal ? Trois ans plus tard, qu’a fait la majorité ? Elle a encore plus brouillé les lignes !
À force de coups de communication sur la baignade à Paris, dans la Seine puis dans les canaux, la mairie a ouvert une porte sans vérifier qu’elle donnait sur quelque chose. Comme toujours à Paris : on communique, on fait de la mousse, puis on se lave les mains de ses responsabilités quand rien n’est prévu correctement.
Tous les médias ont repris en chœur : « Emmanuel Grégoire autorise la baignade dans les canaux. » C’est évidemment un énième mensonge par imprécision du maire TikTokeur : une zone surveillée 4h sur 100m ne transforme pas un canal en piscine municipale.
La palme d’or de l’indignité revient à David Belliard, qui explique qu’il trouve idiot de mobiliser la police contre des jeunes qui cherchent de la fraîcheur. Lui-même n’a pas compris (sans trop de surprise) la décision qu’il applaudit : le soir même, la police devait appliquer la punition générale et fermer les ponts. Les riverains et les piétons (grande priorité d’hier) apprécieront.
Peut-être que jdse devrait y envoyer Florent Giry se barricader aux rampes d’accès ?
Pendant ce temps, les piscines parisiennes, elles, restent fermées ou trop souvent inaccessibles, et Grégoire refuse leur gratuité. Sur ce point au moins, nous sommes d’accord : rien n’est jamais gratuit. Espérons que nous ne paierons pas son coût de com en vies humaines. D’autant plus dans un contexte de coupe du Monde.
🙈 La canicule n’ouvre pas le droit à la noyade !
— Kevin Messy (@KevinMessy19) June 18, 2026
L’été n’excuse pas la légèreté sur tous les sujets.
Au Conseil du 19e, la communiste Geneviève Austin évoquait le « droit à la baignade », racontant même son « plouf » dans la Seine. Très bien pour l’anecdote. Mais je n’ai pas… pic.twitter.com/NFFOzWJDbL
