110 morts : responsables mais pas coupables ?

Posté sur X le 28 juin 2026



Paris veut tout administrer, tout diriger, tout municipaliser. Après 25 ans de régime socialo-communiste, la mairie est partout. Elle fixe les loyers, vise 40 % de logements publics, réglemente les terrasses, moralise les mobilités, choisit les commerces, et désormais prétend nous imposer la bonne température. Pourtant, Paris ne sait plus protéger personne.


Enfants, personnes âgées, cimetières, cours de sport, HLM, résidences seniors, EHPAD, personnes en situation de handicap : personne n’échappe aux scandales qui se suivent inlassablement depuis des années. Ce qu’ils veulent, c’est l’ivresse du pouvoir sans la gueule de bois du bilan.


La droite parisienne, elle, fait son rôle de lanceur d’alerte, inlassablement. Au Conseil du 19e, j’ai alerté en face de l’adjoint chargé des canaux (oui oui, ça existe !) : une zone surveillée de 100 mètres ne transformait pas un canal en piscine municipale, et la canicule n’ouvrait pas le droit à la noyade. On m’a répondu que tout était sous contrôle.
Évidemment, ce qui devait arriver arriva : un premier mort dans le canal Saint-Martin avant même le mois de juillet, des blessés par dizaines, des policiers municipaux dépassés, des consignes impossibles à faire respecter, des riverains excédés.


Même naufrage sur la chaleur : 109 morts recensés par le Samu en 24h et des funérariums parisiens totalement débordés. 10 milliards de dette pour « préparer Paris à 50 degrés ». Quelle débandade.


Il est temps de mettre les responsables au pied du mur. Les médias ne peuvent pas continuer à être aussi dociles envers cette gauche qui jouit d’une complaisance morbide.
David Belliard (qui s’était cependant bien fait étrillé par Charles Consigny chez Les Grandes Gueules sur RMC), Ian Brossat, Antoine Alibert et toute la petite troupe paradent sur les plateaux pour accuser l’État, le Sénat, la droite, la météo, les autres, toujours les autres.
Antoine Alibert, adjoint écolo à la santé, vient expliquer qu’il faut boire de l’eau : merci Antoine, mais après 109 morts sur la conscience, c’est peut-être un peu court ?


La gauche parisienne se raconte solidaire, populaire, écologique ; en réalité elle gouverne comme une bourgeoisie hédoniste, égocentrique et individualiste. Tout doit devenir événement, expérience, TikTok et promesse instagrammable. Lancer l’alerte, c’est être un rabat-joie. Eh bien qu’ils dansent maintenant sur les 110 tombes des Parisiens qui ont osé gâcher la fête.


Emmanuel Grégoire voulait être le directeur de « la plus grande piscine de Paris » ? Qu’il réponde donc devant la justice, comme n’importe quel directeur d’un parc d’attractions avec 1 mort et des dizaines de blessés sur les bras.