Grégoire à New York : maman, j’ai repris l’avion !

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Les promesses socialistes n’engagent personne

« Je m’engage aussi à ne pas quitter Paris la première année de mon mandat. » C’était Emmanuel Grégoire, en février. Même pas le temps d’user les pneus du Vélib’ de la victoire : la rupture avec Hidalgo a déjà trouvé sa porte d’embarquement et, aussitôt, les promesses s’envolent.

À peine six mois après son élection, le voilà à New York avec Audrey Pulvar, notre ancienne et éminente adjointe à l’agriculture parisienne, désormais chargée des relations internationales. Son bilan a visiblement séduit. L’élue des circuits courts s’est donc reconvertie dans le long-courrier.

Côté diplomatie, cette dernière est déjà remarquable, et le protocole est entre de bonnes mains. Devant les poubelles new-yorkaises, Grégoire lance au Monde : « C’est bien pire qu’à Paris. Vous l’écrirez dans votre article ! » Mamdani appréciera. Les courtisans sur X peuvent se réjouir : les socialistes parisiens inspirent réellement le monde. Même pour les poubelles !

Des contribuables transformés en agence de voyages

Sur place, la visite prend des airs de tournage pour TikTok : tee-shirts roses et échanges avec les habitants réglés à l’avance. Le Monde décrit une séquence minutieusement scénarisée. Le maire de Paris a trouvé son décor, son partenaire et son scénario. Il ne manque plus que le code promotionnel.

Pourtant, la promesse de sa mère spirituelle avait un sens. Après Hidalgo et son tour du monde permanent, Grégoire voulait vendre un maire disponible, occupé par Paris. L’engagement était assez clair pour récolter les voix. Il devient soudain trop compliqué à respecter.

Une invitation internationale ne réécrit pas une promesse électorale. Et, pour porter Paris à l’étranger, il existe précisément une adjointe aux relations internationales. À quoi sert-elle, si le maire doit partir avec elle ? Peut-être à porter les sacs ? Pour la ville féministe, on repassera.

Un contexte compliqué pour parader

L’héritage Hidalgo aurait dû vacciner contre les cartes postales municipales. Il y eut Tahiti, avec un site olympique que la maire n’a finalement pas visité. Puis les voyages à répétition, alors qu’elle briguait le poste de Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés. L’opposition s’interrogeait sur leur véritable bénéficiaire : Paris ou sa carrière ? Les Parisiens finançaient les miles et attendaient les résultats. La recette n’a donc pas changé.

Sauf que cette fois, le calendrier rend la parade franchement indécente. Le 16 septembre, Grégoire était auditionné au Sénat sur les violences dans le périscolaire, affichant, tel un mauvais acteur de série B, « gravité et urgence ». Le 18, le voilà dans la mise en scène new-yorkaise. Deux jours, deux ambiances. Les familles attendent des responsabilités établies, des réponses et la garantie que leurs enfants seront protégés ; elles découvrent un maire déjà passé au publi-reportage suivant.

Monsieur le maire, les parents attendent des actes, des comptes et des responsables qui assument.

Vos responsabilités ne se mettent pas en mode avion.

Kevin Messy
Conseiller d’arrondissement du 19e arrondissement de Paris

Grégoire à New York : maman, j’ai repris l’avion ! Kevin Messy (@KevinMessy19) Voir la publication sur X