Conseil du 19e arrondissement · 9 juin 2026
Un canal n’est pas une piscine. Entre une baignade aménagée, surveillée, et un plongeon dans une zone interdite, la différence doit être claire pour tout le monde. La communication municipale ne peut pas célébrer l’une en laissant le flou s’installer sur l’autre.
Au conseil du 19e du 9 juin 2026, j’ai interrogé le maire sur les leçons tirées des noyades, la clarté des messages adressés aux habitants et les consignes données à la police municipale. Prévenir, bien sûr. Et faire respecter les interdictions lorsqu’elles protègent des vies.
Mon intervention
Très bien, merci beaucoup. Je vais essayer d’être bref, il se fait tard. Mais nous avons évoqué tout à l’heure la question des baignades sur les sites autorisés. Moi, j’aimerais vous interroger sur la question des baignades sur les sites non autorisés. C’est quand même un sujet qui n’est pas anecdotique, puisque depuis 2022, Santé publique France recense environ trois noyades à Paris sur les seules périodes estivales surveillées.
Donc, c’est quand même quelque chose d’assez significatif. Et l’été 2022 a été particulièrement marquant, puisqu’en août 2022, vous avez donné, M. Dagnaud, une interview au Parisien suite à trois noyades dans le canal de l’Ourcq. Donc, moi, j’aimerais vous interroger tout simplement sur les enseignements que vous avez tirés depuis cette interview en 2022.
Le premier propos que vous tenez au journal Le Parisien, vous nous expliquez, cela peut prêter à confusion auprès de certains individus qui se disent que s’il est possible de se baigner dans les bassins, pourquoi pas directement dans le canal. Aujourd’hui, cette situation a été certainement accentuée par la communication qu’il y a eu autour des baignades dans la Seine.
Et puis d’ailleurs, Madame Austin, par exemple, nous dit qu’il serait normal d’avoir un droit à la baignade dès lors qu’il fait chaud. Je pense que ce sont des signaux brouillés que l’on envoie à nos administrés, à nos concitoyens, qui se mettent en danger de facto. Et donc, qu’envisagez-vous de faire pour rectifier cette situation qui se traduit par des décès et des noyades?
Le deuxième point sur lequel je souhaitais vous interpeller, vous disiez dans cette même interview en 2022, nous sommes plus dans une logique de prévention que de verbalisation. Dont acte, ça fait maintenant 3 ans et 13 noyés plus tard, avez-vous transmis des consignes claires à la police municipale de manière à passer de la prévention qui doit continuer à exister à la verbalisation de ces baignades en dehors des zones autorisées.
Je vous remercie.
